
Tout au long de la foire de Paris, le bureau de style Chantal Peyrat (on lui doit notamment l’ambiance du Sequoïa, le restaurant montpellierain) présente au public de la capitale ses créations : meubles, décoration ; que ce soit pour particuliers et professionnels. Depuis ses débuts dans le milieu en 94 puis son installation à Balaruc en 1998, Chantal Peyrat ne manque pas une édition. « Pour nous, c’est un évènement très important. La foire permet de connaître tout ce qui se fait en matière de déco. En présentant cette offre en un seul lieu sur treize jours à la clientèle de l’agglomération parisienne ».
Une clientèle aux revenus et aux goûts en adéquation avec les produits proposés par l’entreprise héraultaise. « Sur notre clientèle de particuliers, la foire de Paris peut représenter 60 à 80 % de notre chiffre d’affaires annuel, confie Chantal Peyrat. Pour nous, c’est colossal ».
La foire s’avère un moment unique pour, au delà du site internet, aller directement au contact de la clientèle, la fidéliser. « Lors de la nocturne, on invite nos plus fidèles clients à un pot. Sinon, c’est un véritable travail en amont. On lance ainsi pour ce salon cinq cents invitations avec un petit mot personnalisé ». C’est aussi l’occasion de présenter à tous la nouvelle collection. « C’est un véritable test grandeur nature pour nos nouveaux produits », assure Chantal Peyrat.
Avec un stand allant, selon les années, de 50 à 100 m2 auquel s’ajoute les frais d’hébergement, l’entreprise investit au minimum 30 000 € pour tenir son rang à la foire de Paris. Un placement néanmoins fort rentable.
Née il y a seulement quatre ans à Marseillan, la marque de cheminées métalliques Flam’n co participe déjà pour la troisième année consécutive à la foire de Paris.
« On fait de la vente directe, explique Philippe Cornu. Avec un chiffre d’affaires pas négligeable en dix jours. 170 000 € l’année dernière. Et un prévisionnel cette année de 200 à 220 000 €. Cela représente 10 % de notre CA annuel. Pour un investissement de 45 000 €. Nous sommes trois de l’entreprise sur le stand ».
Pour autant, la foire de Paris, certes la plus importante en volume, ne constitue pas, loin de là, l’essentiel des ventes. « En parallèle, on fait d’autres salons comme la foire de Montpellier. Nous avons une quarantaine de points de vente en France. Chaque concessionnaire participe à la foire locale : Pau, Bordeaux, Marseille... » Et même à la foire de Paris, c’est le concessionnaire régional qui récupère la pose et l’installation.
« Au-delà du chiffre, cette foire de Paris est aussi une vitrine », admet Philippe Cornu. Et une opportunité pour tisser des relations dans un cadre festif. « On en profite pour inviter tous nos revendeurs. On les rencontre, on leur présente nos nouveautés ».
Des troupes certainement motivées puisque l’entreprise, depuis 2005, double d’année en année son chiffre d’affaires. « On attaque l’export.Il représente 150 000 € pour la première année. C’est ma principale mission en 2008. On a des importateurs au Portugal, en Russie, en Grèce, en Pologne. Dans tous les pays de l’est émergeant, la cheminée métallique connaît un gros engouement ».
Autre participant languedocien à la foire de Paris : la SAS Decopierre, basée à Laverune. Depuis 2001, elle propose un revêtement mural à l’aspect de pierre naturelle réalisé à partir d’un enduit projet. Une innovation brevetée. Et depuis quatre ans, elle se rend, à chaque printemps, porte de Versailles pour participer à la foire de Paris.
Le directeur de la société, François Jarry, a lui-même passé cinq jours sur place. « Avec quarante commerciaux dans toute la France, notre rayon d’action est national. Le but de notre présence à la foire est d’asseoir notre notoriété sur l’agglomération parisienne. 50 à 60 % de nos contacts, ici, sont parisiens », explique-t-il. L’objectif de la foire est de gagner en image, en notoriété. Car Décopierre fait de la vente indirecte, par le biais de concessionnaires. « Nous allons avoir 180 à 200 contacts qualifiés d’ici la fin de la foire. On prend ces contacts et on les redistribue ensuite à nos concessionnaires. Ces derniers sont de véritables entreprises à part entière ».
La foire de Paris, même s’il « faut y être » n’est, au final, pour l’entreprise, qu’une date parmi d’autres. « Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Nice sont aussi très importantes pour les concessionnaires en place ». En outre, Décopierre ne se consacre pas uniquement au territoire français. Ainsi, alors que la foire de Paris bat son plein, le président de la société se tourne vers l’international en finalisant un contrat au Brésil. « Nous sommes dans une phase pionnière. Avec le Maroc, l’Angleterre, la Croatie. Mais le potentiel est énorme ».
Ce professionnel de l'immobilier s'occupe d'aménagement du territoire à la Communauté d’agglomération de Narbonne. L'homme n'est pas un novice en politique, à 47 ans. Enthousiasmé par l'élection de Mitterrand en 1981 alors qu'il préparait une maîtrise de science économique à Montpellier, José Perera a été, plus tard, conseiller municipal d'Alain Journet (PS), à l'époque député-maire du Vigan et président du conseil général du Gard.
Sa profession l'a ensuite amené à Montpellier puis Narbonne, il y a dix ans. Après avoir travaillé pour SM, Barsalou et Lagarrigue, José Perera rachète le réseau d'agences immobilières "Nord-Sud" dont il est le P-DG. Au passage, il confirme qu'actuellement « le marché est au creux de la vague ». Et d'ajouter : « La libération des terrains dans les villages aux alentours, depuis que les Plu (Plan local d'urbanisme) sont sur pied, soit environ trois ans, n'a pas pour autant relancé l'activité ».
C'est son expérience de chef d'entreprise qui a intéressé Jacques Bascou : « Je l'ai rencontré il y a trois ans. Le courant est passé. Maintenant je suis à fond avec lui ». D'ailleurs, José Perera qui n'était que sympathisant socialiste, vient de prendre sa carte de militant. A la Can, il a un "portefeuille" important : l'aménagement du territoire. Son objectif est clair : « L'une des priorités de Jacques Bascou est de faire venir le plus d'entreprises possibles pour un taux d'emplois maximum. Pour cela, je vais travailler en binôme avec mon collègue chargé du développement économique ». Ainsi que sur l'étroite collaboration des dix maires de la Can, du Département, de la Région et le Sycot (syndicat de cohérence territorial).
L'élu révèle que « beaucoup d'entreprises veulent s'installer ici, grâce à la situation de carrefour de la Narbonnaise et parce que le terrain est le moins cher de la côte méditerranéenne ». Pour les accueillir, José Perera compte sur le développement des zones d'activités sur l'axe Narbonne-Lézignan.
André Corrigès, ancien président de la chambre de commerce et de l'industrie de la Lozère qui dirige actuellement Espace revêtement à Mende, a été élu il y a quelques semaines, président de la coopérative Eurocolor. Celle-ci est devenue en quelques années le premier groupe indépendant en Europe de marchands de peinture. Il faut dire que ses membres ont eu l'idée de ne plus acheter leurs produits chez divers fournisseurs, mais de tout fabriquer. Ce qui donne un poids économique conséquent à cette structure dont l'origine est Espagnole.
« Nous avons uni la destinée de la coopérative Espace revêtement qui regroupe des droguistes indépendants et qui ont décidé, il y a quelques années de se tourner vers la décoration avec le groupement d'intérêt économique espagnol qui fabrique ses peintures et qui souhaite lui aussi se développer dans la décoration », explique André Corrigès. La coopérative France Espace revêtement déjà dirigée par le Mendois compte une soixantaine de membres. Grâce à cette alliance avec le GIE espagnol, ce sont 210 indépendants qui sont réunis sous la même bannière pour réaliser leurs achats et donc obtenir des prix plus concurrentiels.
« Par les temps qui courent, avec les problèmes économiques des ménages, assure André Corrigès, l'idée de produire nous-même des marques distributeurs va nous donner un avantage en terme de vente. » Le nouveau président le confirme, les produits vendus par la nouvelle société européenne de décoration, fruit de l'union entre Espagnols et Français seront équivalents à tous ceux qui sont déjà sur le marché français. Une seule différence, ils devraient être entre 20 et 30 % moins chers.
La coopérative cherche de nouveaux partenaires. Dans quelques mois, elle fabriquera aussi des planchers stratifiés et des papiers peints en marque de distributeur. Alain Depoisier a rejoint les rangs de la coopérative côté français et la société AGT conseil de Mende a été retenue pour s'occuper de la gestion du groupe franco-espagnol.
Depuis un mois, Jean-Pierre Fabre préside la chambre de commerce et d'industrie
Vous considérez-vous comme un président intérimaire ?
Il faut refaire un peu d'histoire. J'étais candidat sur la liste de Rudy Iovino. Depuis, les circonstances ont fait que j'ai été porté à la présidence. Je n'ai rien demandé mais, maintenant, j'y suis. Je suis serein par rapport à ça. Je n'ai aucun problème avec Rudy Iovino. Ceci étant, je ne me suis pas mis dans l'esprit que j'étais un président intérimaire. Je suis, jusqu'à nouvel ordre, le président de la CCI de Montpellier.
Mais quelle sera la place de votre ex-leader si la justice en fait définitivement un membre élu ?
Ce qui m'arrive aujourd'hui n'était pas du tout prévu. La seule chose qui m'intéresse à présent est que l'institution qu'est la CCI redémarre. Et pour cela, j'ai besoin de tout le monde, dont Rudy Iovino, et même mes adversaires à qui j'ai tendu la main dès mon élection car on ne peut que travailler ensemble.
Vous leur avez fait des propositions concrètes ?
Oui. Je leur ai proposé la place de vice-président.
Pendant la campagne, on a entendu beaucoup de choses sur la santé financière de la CCI. Certains ont même évoqué des licenciements.
La chambre de commerce est excédentaire et il n'y a aucune menace particulière sur les 362 permanents qui sont des gens compétents. Nous avons quand même commandé un audit. Non parce qu'il y a des problèmes mais plutôt pour avoir une photographie exacte de la situation et ce afin de voir rapidement sur quelles pistes nous pouvons partir.
Ceci étant, vous avez tout de même une petite idée sur la direction à donner à la CCI ?
Il faut qu'on mise sur la proximité. L'outil y est, il faut maintenant encore plus le développer. Et cela en partenariat étroit avec les collectivités territoriales, à commencer par la Ville. Il faut qu'on arrête les guerres fratricides et qu'on profite des nombreux atouts économiques que possède la ville. Je veux que Montpellier soit le San Francisco de la côte ouest.
Qu'attendez-vous de la Ville ?
Qu'elle m'aide à faire de Montpellier une vitrine. Il faut savoir que Montpellier a le plus petit chiffre d'affaires du petit commerce en France. Peut-on accepter cela de la huitième ville de France ? Il faut instaurer une politique de dialogue avec les élus. La CCI ne doit pas être un contre-pouvoir mais plutôt une force de proposition.
Donc le petit commerce montpelliérain de centre-ville se porte mal ?
Très mal et nous ne sommes pas prêts à faire de nouvelles concessions. On est arrivé aujourd'hui au plus bas !
Comment comptez-vous relancer ce secteur ?
Il faut tout d'abord dire que s'il n'y a pas une politique rapide pour tonifier le petit commerce, on va à la catastrophe. Ensuite, parmi les mesures à prendre d'urgence, il y a le stationnement. Celui-ci doit être sérieusement développé, et financièrement accessible. Par ailleurs, je souhaite qu'il y ait l'implantation de moyennes surfaces en centre-ville.
Concernant le stationnement, de quelle manière comptez-vous vous y prendre ?
Nous allons lister les lieux qui sont libres et sur lesquels on pourrait construire des parkings. Et soumettre cette liste ensuite au maire.
Quel regard portez-vous sur la fusion entre la CCI de Montpellier et celle de Sète ?
J'y suis entièrement favorable. Elle se fera sans aucun doute avant 2010. C'est le premier pas vers la création, après-demain, d'une chambre par région.
Le président de la Région, Georges Frêche, prône la création d'un aéroport international digne de ce nom à Montpellier. Quel est votre point de vue sur le sujet ?
Il a raison. Je suis favorable à la création d'un grand aéroport. Montpellier a aujourd'hui la capacité, en infrastructures notamment, d'accueillir jusqu'à deux millions de passagers par an.
On entend souvent Georges Frêche évoquer ce développement mais rarement des responsables de la CCI, ne craignez-vous pas de voir la gestion de l'aéroport passer définitivement dans les mains de la Région ?
Si, dans le futur, le président de la Région a un rôle à jouer dans la gestion de l'aéroport, on sera là pour voir ; en attendant, c'est l'État, à hauteur de 60 %, qui a en charge son fonctionnement.
Durant la campagne pour la présidence de la CCI, de nombreuses déclarations ont été faites autour de la gestion et du devenir de l'école Sup de co. Qu'en est-il exactement ?
Les finances de l'école supérieure de commerce sont équilibrées. Mais il est vrai que cet établissement regroupe de nombreux enseignants chercheurs et cela coûte cher. La question est de savoir aujourd'hui ce qu'on veut : où on reste là où on est, ou on essaye de voir plus grand. Si on choisit la deuxième option, il faut inévitablement trouver de nouveaux financements.
Si vous n'y arrivez pas, vous êtes prêt à lâcher Sup de co ?
On va essayer de tout faire pour garder l'école mais, s'il faut la lâcher, pourquoi pas ?
Dans un an, auront lieu de nouvelles élections à la tête de la CCI, serez-vous candidat à votre succession ?
Je suis président à part entière et non candidat par intérim. Si, en 2009, il faut y aller, j'irai. Et puis, quand on met en place des projets, c'est toujours agréable de les mener à terme.
La tête de liste écartée pour une raison d'âge est réintégrée par le tribunal administratif « Il y a lieu, dans le collège industrie, d'annuler l'élection de Louis Nicollin et de Jean-Pierre Fanzone (...) et de proclamer élus à leur place Rudy Iovino et Jean-Jacques Vesper. » Dans la continuité des conclusions rendues à l'audience par le commissaire du gouvernement, le tribunal administratif a donc « rectifié » l'élection de la chambre de commerce et d'industrie au bénéfice de la tête de liste de "Réussir ensemble". A l'issue du scrutin initial, Rudy Iovino avait été éliminé in extremis en raison de son âge. Mais pour le juge administratif, 43 bulletins écartés pour non-conformité doivent être intégrés dans le décompte final et modifient le résultat et la composition de la chambre. De façon inattendue, Rudy Iovino est le bénéficiaire direct d'un des recours formés par ses adversaires de la liste "Mouvement pour le renouveau" (MPR). Ces derniers disposent désormais d'un délai d'un mois pour former un appel devant la cour administrative de Marseille, un recours qui suspendrait l'application de la décision rendue hier.
La situation sera donc plus claire le 24 mai. « Mais pour nous, Rudy Iovino est à nouveau présidentiable », indiquait-on, hier, dans le camp de l'intéressé qui dispose déjà d'un président élu, en la personne de Jean-Pierre Fabre. Un ancien colistier qui n'a d'ailleurs pas fait mystère, ces derniers jours, de son attachement pour ses nouvelles fonctions.
Le patron fondateur du groupe DMC accueille, toute la semaine, une petite délégation de la grande palmeraie tunisienne.
Située à 450 kilomètres au sud-ouest de Tunis, l'oasis de Tozeur, aux portes du Sahara, est connue pour sa palmeraie, ses dattes et son essor touristique. C'est là que le groupe nîmois DMC s'apprête à créer une résidence de 40 bungalows de luxe dont l'ouverture est prévue courant 2009. Amoureux de cette région, Christian Puech poursuit le rêve, depuis 2004, de jeter des ponts entre cette oasis et la bonne ville de Nîmes, d'initier des partenariats et des formes de coopération de nature à incarner l'union euro méditerranéenne que Nicolas Sarkozy a proposée à Bruxelles. « L'idée est la suivante : il s'agit de leur apporter de l'activité, du savoir-faire, du transfert de compétences et de permettre aux gens du Sud de trouver du travail sur place et de pouvoir rester chez eux afin d'endiguer l'immigration », explique Christian Puech.
Or les rapprochements Nîmes-Tozeur sont loin d'être évidents, cette oasis au potentiel touristique énorme (elle compte déjà 30 gros hôtels dont 5 palaces), dont on dit qu'elle serait à la Tunisie ce que Marrakech est au Maroc, n'a guère de points communs avec Nîmes. « Certes, mais on ne peut pas s'arrêter à ça car c'est toujours le cas, au premier abord, dès qu'on parle de co-développement », répond Christian Puech.
Côté Tozeur, la démarche de l'homme d'affaires ne laisse en tout cas pas indifférentes les autorités qui lui ont envoyé une délégation de trois personnes, en mission exploratoire depuis lundi : il y a le fils du maire de Tozeur, gros promoteur immobilier, il y a le premier adjoint, qui est également directeur d'un centre de recherche au ministère de l'Agriculture, et il y a le responsable régional du Patronat tunisien.
L'emploi du temps est minuté : visite de grosses entreprises (Eminence, Salin du Midi, Perrier, Veolia...) et nombreux rendez-vous avec les représentants des collectivités. Ils ont rencontré Etienne Mourut hier, ils sont reçus à la mairie, par Jean-Paul Fournier, ce matin même et vont enchaîner les rendez-vous avec les gens de la CCI, de la CRCI, du Département et verront Damien Alary (au titre du conseil général et de BRL). L'idée de lancer un jumelage entre les deux cités, un temps évoqué, a fait flop. Le maire de Tozeur et Jean-Paul Fournier n'en veulent pas, trop folklorique.
Si tout va bien, et on le saura vendredi soir, cette mission exploratoire permettra de dégager des pistes de coopération. Et un avion sera affrété, cet automne, pour un vol spécial Nîmes-Tozeur, qui symbolisera le rapprochement.
Opérateur de téléphonie à bas coût via internet, Budget Telecom a été fondé en 2000 par Khaled Zourray C'est un petit bâtiment moderne implanté en zone franche de la Paillade, quartier de quelque vingt mille âmes, la plupart dites issues de l'immigration, comme Khaled Zourray. Fondateur de la start-up Budget Telecom, cet ingénieur a osé s'attaquer au marché dominé par des géants de la téléphonie, comme France Telecom ou 9 On line. Les artisans boulangers pâtissiers de l'Aveyron ont désormais un nouveau président en la personne de Pierre Lequepeys. Ce boulanger pâtissier de 58 ans installé à Sévérac- le-Château vient de prendre la présidence du syndicat des patrons boulangers et boulangers pâtissiers du département. Le but que s'est assigné Pierre Lequepeys est double. Tout d'abord, relancer le syndicat en attirant de nouveaux adhérents, mais aussi favoriser la prévention des risques pour la profession.
Vingt demandes de terrain industriel reçues chaque mois à la communauté de communes du Pays de Lunel. Et l'impossibilité d'y répondre favorablement. Autant dire que la CCPL cherche activement des terrains à aménager.
Elle a jeté son dévolu sur la zone de Miaulaïre, à cheval entre Lunel, Lunel-Viel et Saint-Just, où des études techniques et des acquisitions foncières ont déjà été engagées. Dans le cadre du nouveau règlement départemental sur les parcs d'activités, celle-ci (mais aussi l'ensemble des projets de nouvelles zones du Pays de Lunel) va faire l'objet d'une étude de positionnement économique, préalable à tout choix d'aménagement.
Condition sine qua non désormais pour prétendre aux subventions du conseil général. Ce n'est pas le seul frein à la réussite de l'opération. Pour l'heure, la CCPL est en mesure de s'assurer la maîtrise foncière d'une trentaine d'hectares seulement.
Or le Département, pour s'associer à l'opération, considère qu'il en faudrait près du double, au minimum. Il se trouve que les autres terres convoitées sont situées sur le territoire de Lunel. Qui devrait modifier son plan local d'urbanisme pour que l'opération s'engage.
Ce n'est pas gagné, quand on sait les relations tumultueuses entre les deux collectivités. Pour l'heure, selon Hervé Dieulefès, vice-président de la CCPL, Lunel pose ses conditions. La ville souhaite notamment que la future caserne des pompiers soit implantée sur ce site. La construction d'une nouvelle station d'épuration, afin de ne pas engorger prématurément l'équipement de Lunel-Viel tout juste inauguré, s'avère également indispensable. Enfin, le projet d'hôtel Ibis, dont le maire de Lunel a fait le fer de lance de son combat contre la CCPL, est toujours au point mort. Ce préalable devra-t-il être levé pour que les négociations sur la zone de Miaulaïre aboutissent ? Personne, jusqu'à présent, ne s'est prononcé. Depuis les municipales, la réélection de François Berna à la tête de la communauté de communes et la volonté affichée de signer la paix entre les deux collectivités permettra peut-être de débloquer ce dossier sensible.
Il y a quelques années encore, on comparait volontiers le complexe Royal Aubrac à un vaisseau de pierre arrimé sur le plateau. Aujourd'hui, le vaisseau est devenu un bateau ivre. Et la fédération des oeuvres laïques (Fol) l'a mis en vente depuis janvier 2007 après six années d'efforts et de contacts tous azimuts, notamment avec la région Midi-Pyrénées qui a fait elle aussi ce qu'elle a pu afin de tenter de sauver ce symbole d'un certain tourisme, fondé sur les classes vertes et l'accueil de groupes.
Les jolies colonies de vacances ne font plus recette, c'est un fait. Et puis le bâtiment n'est plus conforme aux normes de sécurité, et le confort ne correspond plus vraiment aux attentes. Jusqu'à la neige qui fait défaut sur le plateau depuis quelque temps. André Saint-Hilaire, président de la Fol, a donc décidé de mettre un coup d'arrêt à cette exploitation qui coûtait à la fédération deux cent mille euros chaque année. Une situation susceptible de mettre la fédération en péril. Bien sûr, la cession de cet ancien sanatorium en fait tousser certains, gardiens d'une orthodoxie publique prétendant s'affranchir des contraintes de l'économie. Mais la vente étant devenue incontournable, le conseil d'administration de la Fol, par douze voix contre une, a décidé, il y a un peu plus d'un mois, de regarder favorablement la proposition d'un brasseur parisien d'origine aveyronnaise, M. Valette. Proposition faite au printemps 2007.
Il faut bien l'avouer, ce type de proposition ne se bouscule pas au portillon. Et comme le compromis de vente sera signé dans quelques petites semaines, il semble à peu près certain que tout cela débouchera sur une vente effective d'ici la fin de l'année, la Fol se laissant libre d'examiner, d'ici là, mais sans trop y croire, toute autre proposition qui pourrait lui être faite.
André Saint-Hilaire, tout comme, d'ailleurs, ses deux vice-présidents (Pascale Bauguil et Jacques Delbosc) affirment que la décision la plus difficile à prendre à été celle de la mise en vente. Aujourd'hui, ils parlent encore d'une situation qui leur crève le coeur, et se souviennent avec émotion des trente-cinq mille journées enregistrées au Royal durant l'année 1996 et des quarante-cinq salariés permanents durant les périodes fastes. Mais cela, c'est le passé. Et l'offre de M. Valette arrive à point nommé pour ne pas obérer l'avenir de la Fol.
Une nouvelle société s'est installée sur la commune de Druelle dans l’Aveyron. Il s'agit de la Sarl Robotique élevage, spécialisée dans la vente, l'installation et la maintenance de robots de traite pour vache laitière. Le gérant Jérôme Brun, qui dirige également la Sarl Daffini déjà bien connue dans le milieu agricole des équipements d'élevage et salle de traite conventionnelle, a créé avec Jean-Marc Daffini ce nouveau Lely Center Druelle, franchisé indépendant du fabriquant hollandais Lely Industries.
Hervé L'Azou directeur de réseau Lely Center explique : « Notre robot est le fruit de nos recherches et de nos expériences de plus de 18 ans dans la traite automatisée des vaches laitières sur le grand ouest et le nord de la France. La conception modulaire du système de traite automatisée Astronaut garantit une fiabilité et une efficacité des plus grandes. Nous sommes leader sur le marché français et mondial, il nous paraissait important que les éleveurs laitiers de l'Aveyron et la Lozère puissent en bénéficier ». Jérôme Brun ajoute : « Nous sommes agréablement surpris par l'intérêt des producteurs laitiers pour le robot de traite. Ce nouveau marché est complémentaire à l'activité des salles de traite conventionnelles que nous avons avec Daffini Sarl ».
Un accueil particulièrement enthousiaste a été réservé par la clientèle avec la vente de six robots Astronaut A3. Ce système associe les efforts continus de Lely pour atteindre l'excellence en matière de traite automatisée dans le souci permanent d'améliorer la vie des éleveurs. En fait, les laitières, libres et sans contrainte particulière, pourront se faire traire deux à trois fois par jour sans intervention humaine. Lorsque le bovidé entrera dans le box où une nourriture adaptée l'attirera, un système de détection par laser en 3D déclenchera les mouvements des trayons avec un branchement automatique sur les mamelles. Un logiciel aux capacités graphiques étendu permettra de faire fonctionner le système. Trois de ces robots nouvelle génération seront installés dès cet automne dans une exploitation laitière druelloise de grande envergure. Ce démarrage en flèche permettra aussi la création de deux nouveaux emplois de commercial et technicien.
« Si l'ouverture est effective, on ne restera pas les bras croisés. » Laurent Vieules, le directeur du PMU en Languedoc-Roussillon , s'attend à la chute du dernier monopole d'Etat mais refuse de dramatiser. « Pour l'instant, la Commission européenne a juste mis en demeure la France », poursuit-il. Afin de contrecarrer la flopée de nouveaux opérateurs avides de s'engouffrer dans ce secteur, Laurent Vieules annonce plusieurs idées : « Nous avons l'intention d'améliorer encore notre site internet et nous réfléchissons à nous lancer sur les paris sportifs. »
Les enjeux paraissent de taille pour l'entreprise, même si, sur la région comme à l'échelon national, le chiffre d'affaires du PMU direct (internet, téléphone, minitel...) correspond à seulement 6 % du chiffre d'affaires global de la société. Prévue pour courant 2009, cette ouverture à la concurrence a poussé le PMU et la Française des jeux (FDJ), les deux opérateurs traditionnels, à ajuster leur stratégie. Dans une situation analogue à celle du PMU, la FDJ compte bien elle aussi s'adapter à cette nouvelle situation. « Nous allons diversifier notre offre, avec éventuellement une ouverture sur de nouveaux jeux. Au cours des prochains mois, l'entreprise révélera sa stratégie », explique Sophie Royer, du service de la communication.
Avec un chiffre d'affaires de 369 millions d'euros sur la région Languedoc-Roussillon en 2007, la FDJ rappelle que le secteur des paris sportifs, le plus touché par le rapport de Bruno Durieux, ne représente qu'une part infime de l'activité de la société (seulement 3,6 %). Les jeux de loterie (Loto, jeux de grattage) constituent le coeur de l'activité de l'entreprise. En Languedoc-Roussillon, ces jeux présentaient un chiffre d'affaires de près de 356 millions d'euros pour l'année 2007. Bien loin du chiffre d'affaires des pronostics sportifs estimé à 13,4 millions.
Autre motif de satisfaction pour la FDJ : le rapport de Bruno Durieux prévoit l'élaboration d'un cahier des charges. Ce dernier permettra de faire entrer dans un cadre fiscal normal tous les opérateurs désireux de recevoir l'aval des autorités françaises. La FDJ voit dans cette ouverture "maîtrisée" des paris sportifs sur internet une manière de placer tous les opérateurs sur un pied d'égalité : « Cela mettra fin à une situation de marché ouvert non régulé à l'identique pour tous », d'après Sophie Royer.
Le groupe Areva est né en 2001 de la réunion de la Cogema et de Framatome Areva ouvre grands ses bras aux jeunes. Entre autres. Le numéro un mondial de l'énergie nucléaire organise un grand forum de l'emploi le 14 mai à Pierrelatte, dans la Drôme, dans le but de recruter quelque 200 personnes en contrat d'alternance pour ses seuls sites du sud de la France, de Cadarache (Bouches-du-Rhône) à Narbonne où sa filiale, la Comurhex, reçoit l'uranium fraîchement extrait des mines.
Les offres s'adressent aux plus de 18 ans, dont la formation va du BEP à bac + 5. Elles concernent cependant principalement les bac + 2 et, pour tous, plusieurs domaines d'activité, dont la mécanique, la sûreté, l'environnement, les matériaux, les procédés, l'électronique, l'électricité, l'informatique, les achats, les finances, les ressources humaines, le juridique, la communication, mais aussi la production, le génie civil et les chantiers.
Ce n'est pas la première fois qu'Areva recrute en alternance. Du coup, avant même la tenue de son prochain forum, le groupe a déjà reçu plus de 180 candidatures. Le rendez-vous de Pierrelatte devrait en rajouter. Ce qui permettra à Areva de sélectionner les meilleurs candidats. « Nous espérons arriver à 400 candidatures » pour l'ensemble des offres, commente Jean-Claude Bertrand, le "campus manager" du site Tricastin à Pierrelatte. Et il le promet : « Nous recrutons nos futures équipes, pas des stagiaires. » Areva est en effet en plein développement. Motif : l'effet de serre et la perspective de réserves pétrolières en baisse provoquent une surchauffe du côté des commandes du groupe. « Beaucoup de pays veulent passer au nucléaire pour assurer leur indépendance énergétique et le nucléaire n'émet pas de CO2 », souligne Jean-Claude Bertrand.
Le plan de recrutement en alternance, qui mêlera formation initiale et travail, ne constitue néanmoins qu'une petite partie des embauches prévues dans le sud de la France cette année. Au total, Areva prévoit de recruter 1 500 personnes tant pour ses sites de Tricastin, Cadarache, Fabrègues, Lattes que ceux de Marcoule et de Narbonne. Et s'il faut faire un point global, le groupe compte embaucher cette année 12 000 personnes dans le monde, dont 4 000 en France, incluant les offres faites dans le sud, contrats d'alternance compris.
Aujourd'hui, le groupe compte 70 000 salariés (6 676 en Languedoc-Roussillon). Son effectif total n'augmentera cependant pas d'autant. Car, s'il se développe, Areva doit également faire face au papy boom. Un chiffre : dès 2010, ils seront 1 000 à partir à la retraite chaque année. Pour le groupe, il s'agit donc aussi de ne pas perdre un savoir-faire qui pourrait disparaître avec leur départ.
La ministre Christine Lagarde a présenté lundi le projet de loi de modernisation de l'économie Davantage de grandes et moyennes surfaces, pour faire baisser les prix, donner du pouvoir d'achat aux Français en relançant la croissance... Voilà, en résumé, les lignes directrices du projet de loi En Languedoc-Roussillon, où les salariés sont parmi les moins bien payés de France, ce projet a tout pour séduire. Sur le papier, puisqu'il se fonde sur un mécanisme assez simple : passer de 300 m2 à 1 000 m2 de surface commerciale le seuil à partir duquel un magasin devra demander une autorisation pour ouvrir.
Bref, cela favorisera le développement des petites et moyennes surfaces commerciales et promet au passage un beau développement des enseignes de hard discount, comme Lidl, Aldy, Norma ou Leader Price. C'est ainsi qu'en augmentant la concurrence entre magasins, la ministre espère obtenir une baisse des prix à la consommation.
Bien que séduisant, ce projet laisse les associations de défense des consommateurs dubitatives. « Alors que le nombre de magasins s'est déjà considérablement développé, les prix n'ont jamais baissé. J'ai bien peur que rien ne changera », estime André Horvilleur, le président d'UFC-Que Choisir Nîmes qui voit dans ce projet un sérieux danger : « Les petits commerces, qui sont indispensables, souffriront encore plus qu'aujourd'hui. » Selon une étude réalisée très récemment par la chambre de commerce et d'industrie du Languedoc-Roussillon, le nombre de mètres carrés commerciaux a en effet presque doublé depuis 2000 en Languedoc-Roussillon, pour atteindre 2,7 millions en 2007 (Midi Libre du 10 mars). Or la même année, les prix ont augmenté « au minimum de 6,5 % », selon UFC-Que Choisir Montpellier.
Pour autant, la ministre espère bien parvenir à ses fins, en complétant son projet par une disposition : la négociation des prix entre fournisseurs et grands distributeurs sera moins encadrée. Jusqu'à présent, la loi Galland donnait une définition très rigide du seuil de revente à perte, interdisant aux commerçants de revendre en dessous du prix auquel ils avaient acheté. Cette loi préconisait aussi que les industriels imposent le même prix à tous les distributeurs, au titre du principe de « non discrimination ».
Le texte présenté lundi en conseil des ministres, qui doit être débattu au Parlement en mai, sonnera le glas de cette loi. Ce qui inquiète les entreprises agroalimentaires. En Languedoc-Roussillon aussi, 80 % d'entre elles travaillent avec la grande distribution. « Alors que le cadre de négociation était déjà très déséquilibré, nous nous retrouverons désormais dans une situation de menace », estime Didier Barral, le président de l'Association régionale des industries agroalimentaires (Aria). Et, selon lui, vu la faiblesse de leurs marges, des entreprises pourraient « mettre la clé sous la porte ». Les agriculteurs partagent son point de vue.
Comme ils l'avaient fait la veille-même à Perpignan, Georges Frêche, président du conseil régional LR, et Cyrille Schott, préfet de région, ont présenté, mercredi matin à Nîmes, les principaux dispositifs des crédits européens à destination des collectivités, organismes consulaires, entreprises, associations...
Pour la période allant de 2007 à 2013, le Languedoc- Roussillon - seule région de France à voir sa dotation européenne augmenter de façon significative - disposera de 2,2 milliards d'euros provenant pour 814 000 M€ de l'assemblée régionale, pour 496 000 M € de l'État et pour 790 000 M€ de l'Europe. Cette somme rondelette sera abondée de quelque 800 000 M€, au titre des fonds structurels.
Dans l'esprit du président Frêche dont il ne faut espérer nulle indulgence lorsqu'il s'agit de condamner la politique « de saupoudrage effréné » de son prédécesseur Jacques Blanc, l'enjeu de cette manne européenne est clairement affirmé : faire passer le Languedoc-Roussillon du 13e au 4e rang national d'ici 2013, alors que la région était encore bonne dernière des 23 régions françaises il y a trois ans de cela, poursuivre la décrue du nombre de demandeurs d'emploi (10 % contre 15 % en 2004) via la création de nouvelles richesses. De préférence non délocalisables.
« On a mis les bouchées doubles, mais il faut continuer en comptant sur nos propres forces », a commenté Georges Frêche. Dans la mise en oeuvre de cette économie de l'intelligence, quatre grandes têtes de chapitre ont semblé se dégager : la viticulture et l'arboriculture, le tourisme, le bâtiment et l'artisanat. Autre engagement : mettre le Gard hors d'inondation d'ici la fin du contrat de plan État-région et faciliter le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, sous réserve que l'Etat inscrive la liaison TGC Montpellier-Perpignan au prochain Comité interministériel d'aménagement du territoire (Ciat) en juin 2008.
D'ici quelques jours, l'enseigne Tati, pionnière du hard-discount dans le textile, va ouvrir un nouveau magasin de 1 400 m² sur l'ex-RN 113, au Crès, face à Hyper U.
« Ce magasin rentre dans la politique d'ouverture de l'entreprise, qui en compte aujourd'hui quarante-cinq, et qui en a ouvert un dernièrement à Agde », commente Franck Toupart, le futur gérant qui dirigeait depuis trois ans l'adresse de Montpellier.
Historiquement implantée dans le quartier populaire de Figuerolles, Tati s'installe donc aussi à la périphérie des villes. « C'est une nouvelle stratégie de l'entreprise qui vise aussi une autre clientèle en s'écartant des centres-villes. La boutique est indépendante de celle de Figuerolles. Mais l'offre commerciale reste la même pour les clients, à l'exception du rayon mariage que nous n'avons pas ici », poursuit-il.
Depuis 2004, Tati appartient au groupe Vetura (lui-même filiale du groupe Eram), au même titre que des enseignes comme Fabio Lucci ou Gémo. Plusieurs adresses Tati ont ouvert ces derniers mois du fait d'une nouvelle politique d'expansion.
Une vingtaine de personnes travailleront pour l'enseigne au Crès, dont quatre au titre de mutations. « Nous avons ici un environnement très favorable avec le trafic de la RN 113, un centre commercial à proximité ainsi que des enseignes porteuses, comme Babou ou Gémo », ajoute Franck Toupart.
A l'intérieur, on s'affaire sur les rayonnages déjà bien garnis alors que, sur le parking, des véhicules s'arrêtent parfois pour demander la date officielle d'ouverture. Or elle n'est pas fixée. Tout dépend du passage de la commission de sécurité. Formalité obligatoire. Tati conserve évidemment son magasin de Figuerolles qui reste dans l'esprit de la marque créée il y a tout juste soixante ans par Jules Ouaki.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'adage vaut aussi pour l'arboriculture et surtout cette année où le gel de printemps a fait des coupes sombres dans les vergers.
Si, dans les Pyrénées-Orientales, les productions d'abricots et de pêches nectarines s'annoncent à peu près au même niveau que les années précédentes dans le Gard, en revanche, les déficits sont lourds. La brusque chute des températures lors du week-end de pâques et un épisode de grêle quelques jours plus tard ont plombé le moral.
Abricots : rares et sans doute chers
C'est du côté des abricots que le manque à gagner devrait être le plus important.
Ce fruit fragile a été sévèrement touché par le gel. Dans le Gard, les Baronnies et le long du Rhône, les dégâts sont importants avec plus de 90 % de pertes par endroits.
Les prévisions rendues publiques hier à Perpignan, font état d'un déficit de 44 % par rapport à la moyenne de la période 2002-2006 et de 29 % par rapport à l'an passé.
La récolte des trois bassins de production français (Languedoc-Roussillon, Rhône Alpes et PACA) est évaluée à 89 052 tonnes contre 124 770 tonnes en 2007 qui était déjà une année déficitaire.
Le déficit français, ajouté à celui de l'Italie (premier pays producteur) où le gel a également sévi, fera que la production européenne sera également historiquement faible, en baisse de 9 % par rapport à l'an passé et de 40 % par rapport à 2006.
Il faut donc s'attendre à ce que les abricots soient rares et chers sur les marchés.
Pêches et nectarines : gare aux importations !
La production de pêches, de nectarines et de pavies va, elle aussi, souffrir du gel. Le déficit attendu par rapport à la moyenne 2002-2006 est de 28 % (20 % par rapport à l'an passé). La production française, apportée pour moitié par le verger régional, devrait être de 287 483 tonnes. Il manquera donc un peu plus de 110 000 tonnes.
Ce déficit va peser sur la production européenne. Mais de toutes les récoltes attendues, c'est celle de l'Hexagone qui sera la plus déficitaire.
L'Italie a, elle aussi, souffert des gelées en mars et lors du week-end pascal, principalement dans les vergers du nord mais le déficit ne sera que de 10 % par rapport à la moyenne et de 1,5 % par rapport à 2007.
En Grèce où il n'y a pas eu de problème climatique, on attend une production proche du potentiel.
Quant à la production espagnole, également touchée par le gel principalement dans la région de Valence, elle devrait être, néanmoins, légèrement supérieure à celle de l'an passé.
Les marchés, tout comme la nature, ayant horreur du vide, les arboriculteurs régionaux ont tout à redouter des importations, espagnoles notamment.
Comme ils l'avaient fait la veille-même à Perpignan, Georges Frêche, président du conseil régional LR, et Cyrille Schott, préfet de région, ont présenté, mercredi matin à Nîmes, les principaux dispositifs des crédits européens à destination des collectivités, organismes consulaires, entreprises, associations... Pour la période allant de 2007 à 2013, le Languedoc- Roussillon - seule région de France à voir sa dotation européenne augmenter de façon significative - disposera de 2,2 milliards d'euros provenant pour 814 000 M€ de l'assemblée régionale, pour 496 000 M € de l'État et pour 790 000 M€ de l'Europe. Cette somme rondelette sera abondée de quelque 800 000 M€, au titre des fonds structurels.
Le département du Gard se verra affecter 537 M€, avec un mot d'ordre : consommer tous les crédits et ne pas renvoyer un centime d'euro à Bruxelles. A la faveur de cette rencontre qui a réuni quelque 200 personnes - essentiellement des élus et chefs d'entreprise dont certains avaient déjà des projets ficelés - la Région et l'État ont parlé d'une même voix, prolongeant ainsi le travail réalisé en amont « afin de coordonner les stratégies, faire converger et démultiplier l'efficacité des dispositifs ». Dans l'esprit du président Frêche dont il ne faut espérer nulle indulgence lorsqu'il s'agit de condamner la politique « de saupoudrage effréné » de son prédécesseur Jacques Blanc, l'enjeu de cette manne européenne est clairement affirmé : faire passer le Languedoc-Roussillon du 13e au 4e rang national d'ici 2013, alors que la région était encore bonne dernière des 23 régions françaises il y a trois ans de cela, poursuivre la décrue du nombre de demandeurs d'emploi (10 % contre 15 % en 2004) via la création de nouvelles richesses. De préférence non délocalisables.
« On a mis les bouchées doubles, mais il faut continuer en comptant sur nos propres forces », a commenté Georges Frêche. Dans la mise en oeuvre de cette économie de l'intelligence, quatre grandes têtes de chapitre ont semblé se dégager : la viticulture et l'arboriculture, le tourisme, le bâtiment et l'artisanat. Autre engagement : mettre le Gard hors d'inondation d'ici la fin du contrat de plan État-région et faciliter le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, sous réserve que l'Etat inscrive la liaison TGC Montpellier-Perpignan au prochain Comité interministériel d'aménagement du territoire (Ciat) en juin 2008. « Il faut développer l'union sacrée et travailler ensemble en bonne intelligence », a conclu le président du conseil régional, convaincu qu'il y a plus à attendre de Bruxelles que de Paris. Première illustration de cet étroit partenariat : les fonctionnaires du conseil régional et de la préfecture de région étaient côte à côte mercredi soir en l'hôtel Atria soir, pour examiner les premiers dossiers déposés.
Les salariés de Pilpa et la direction générale ont trouvé un accord hier en fin d'après-midi. Le personnel a obtenu des augmentations de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail. Le conflit, qui a duré dix jours, a finalement trouvé une issue heureuse. Le travail reprendra lundi.
Ils étaient heureux et émus, hier en fin d'après-midi. Les salariés de l'usine Pilpa-Boncolac ont enfin trouvé un accord avec la direction générale, après dix jours de grève. Pourtant, hier matin, rien ne laissait présager une issue heureuse du conflit. Alors qu'une délégation de quatre salariés en grève était reçue par le maire, les autres employés bloquaient l'entrée de l'entreprise. "Nous avons empêché un camion d'entrer dans l'usine, commente Rachid Aït-Ouakli, de la CGT. Mais l'ambiance était très tendue, nous avons dû faire un barrage humain pour arriver à nos fins". Après plusieurs discussions avec la direction, les salariés obtiennent une entrevue avec M. Garcia, le directeur général de Boncolac. "Les deux parties ont fait un geste, ajoute le salarié en grève. La direction vers nous, et nous vers la direction. M. Garcia nous a notamment proposé de revoir tous les postes de travail et d'établir une grille avec des échelons". Mais la proposition ne suffisait pas, "pas assez concrète" selon les salariés qui, réunis en assemblée générale, ont décidé de la rejeter. Ils maintiennent le blocage de l'entrée.
Dans l'après-midi, le dialogue avec le directeur général a repris.
"Il nous a promis de meilleures propositions donc nous avons décidé de faire, nous aussi, un effort. Nous avons rouvert le portail". L'attente a été longue, éprouvante. Mais finalement, elle porte ses fruits.
"En fin d'après-midi, nous avons trouvé un accord. Le directeur général nous a promis des augmentations de salaire et des améliorations des conditions de travail".
Les salariés demandaient 150 E d'augmentation depuis le début du conflit. Finalement, ils ont accepté les 60 E en moyenne proposés par la direction. "C'est déjà bien pour nous. Nous avons soumis les nouvelles propositions au personnel qui a accepté" . Le protocole d'accord sera signé cet après-midi. Hier soir, les salariés avaient retrouvé le sourire. Ils s'apprêtaient à fêter l'événement, dans l'usine où ils venaient de passer dix jours très difficiles.
La majorité du personnel reprendra le travail, lundi. Ce week-end, seuls les salariés de l'expédition, du nettoyage et de la maintenance prépareront la rouverture de l'usine
Plus discrète parce que sans doute plus rare, la transaction de grands domaines viticoles dans la région montpelliéraine connaît, depuis plusieurs années maintenant, un regain de santé avec, en moyenne, plus d'une vingtaine de propriétés vendues chaque année.
C'est en 1990 qu'a réellement débuté l'engouement d'achat pour le vignoble languedocien. La croyance dans l'économie viticole, l'émergence du terroir local et l'attrait pour les vins de cépages et les AOC ont rapidement permis à la vigne de prendre de la valeur. En dix ans, le prix de l'hectare a été multiplié par deux et celui du bien immobilier par trois.
Ce n'est qu'en 2002 que la courbe exponentielle va connaître ses premiers soubresauts. La réglementation toujours plus drastique sur l'alcoolémie, à laquelle s'ajoutent l'émergence de pays vinicoles et la crise économique, fait alors baisser de façon spectaculaire la consommation et met un sérieux coup de frein au marché immobilier. « Avant 2002, ici, tout se vendait, se souvient Michel Veyrier, le patron de Vinea investissement. Après, ce fut une autre paire de manches : le marché s'est alors segmenté. » Autrement dit, si vous possédiez un vignoble générique assorti d'un bâtiment sans grand intérêt architectural, il devenait plus difficile de trouver acquéreur.
C'est le secteur du pic Saint-Loup qui sera le moins touché - et aujourd'hui encore - par la crise. Il y a deux ans, Vinea a vendu le Château La Roque à l'ancien patron d'Exapacq. Une belle opération. Il y a quelques mois, c'était au tour du Mas Mortiès de changer de mains. « Dans ce coin, il se vend une propriété tous les trois ans et on ne met pas plus de six mois pour la vendre, assure Michel Veyrier. Quant au prix de l'hectare avec habitation, il oscille entre 35 000 € et 40 000 €. » Autre secteur prisé par les acheteurs, celui qui s'étend d'Aniane à Pézenas. « Les propriétés s'y vendent environ 15 000 € l'hectare. C'est un très bon rapport qualité/ prix. » Saint-Georges d'Orques, aussi, remporte son petit succès auprès des investisseurs. « Nous avons vendu dernièrement à des Australiens, qui ont choisi de s'implanter dans ce village avant tout pour la qualité de son vignoble. » Mais qui sont les acheteurs de ces propriétés ? Si le Parisien qui a décidé de tout lâcher pour la campagne et la reconversion dans le vin haut de gamme se fait de plus en plus rare, en revanche, le chef d'entreprise régional apparaît, lui, comme une valeur sûre. « Celui qui achète aujourd'hui ces domaines a généralement eu une vie professionnelle antérieure. Il a un certain âge, des moyens financiers et a envie de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle. » Seulement, l'âge avancé fait que la plupart de ces nouveaux propriétaires terriens revendent au bout de dix ou vingt ans leur domaine. « La pérennisation et la transmission familiale des exploitations se perdent. Le cycle achat/vente dans le secteur viticole est de huit ans, rappelle Michel Veyrier. Mais sans ces gens, qui ne sont pas nombreux et qui ne font aucun mal au métier de vigneron, et leur argent, il y a de nombreuses propriétés qui n'auraient pas survécu aux crises successives. » Parmi ces nouveaux vignerons et chefs d'entreprise locaux, on trouve, entre autres, Pierre Mestre, le patron d'Orchestra et propriétaire du domaine de Verchant, Louis Navarro, le créateur de la Foir'fouille qui, en son temps, s'est rendu acquéreur du domaine de la Devèze, ou encore Philippe Mialanes, le président de la société de béton armé éponyme et heureux propriétaire du Mas de Carrat, sans oublier son voisin Gérard Bru, ancien industriel et porteur de la flamme du Château Puech haut.
Mais, malgré tout, la crise continue à faire des ravages. En vingt ans, le vignoble languedocien est passé de 400 000 ha exploités à tout juste 260 000 ha. « C'est une difficulté à prendre en compte même si le marché du grand Montpellier se porte bien, à la différence du reste du Languedoc. » Un marché montpelliérain sur lequel mise l'équipe de Vinea. Et pour cause, il n'y a actuellement que dans ce secteur géographique que la demande est plus importante que l'offre.
Le conseil général mis en difficulté pour pour les transports de milliers de scolaires à la rentrée.
Sacré casse-tête pour le conseil général ! Voilà qu'à la suite d'une décision de justice, la collectivité se retrouve en délicatesse pour faire assurer les transports scolaires de quelque 14 000 jeunes Gardois à la prochaine rentrée de septembre ainsi que, dans le même temps, 37 lignes passagers. Mardi soir, la nouvelle est tombée. Le tribunal administratif de Nîmes, saisi en référé par quatre autocaristes cévenols, a suspendu la procédure de passation de la délégation de service public (DSP) unique lancée par le Département. Une DSP que d'aucuns voyaient promise dès lors au groupe Veolia-transport depuis que le conseil général, l'an dernier, a décidé d'attribuer l'ensemble des lignes à un seul prestataire (et ses éventuels sous-traitants).
Jusque-là, à coup de marchés publics ou de DSP négociées ligne par ligne, une vingtaine d'autocaristes locaux se partageaient le gros gâteau. Dont la STDG (Société des transports départementaux du Gard), une filiale de Veolia qui réalise déjà 30 % du trafic, et qui, pour préparer cette DSP unique, avait réussi à fédérer tous les petits autocaristes autour de son nom. Tous, sauf les quatre frondeurs cévenols auxquels le juge administratif vient de donner raison au moins sur un point : le délai imparti pour présenter les candidatures était trop court. Un délai de 51 jours certes légal mais qui, ont plaidé les quatre réboussiers de la région d'Alès par la voie de leur avocat marseillais, Me Alain de Belenet, rendait impossible la mise en place d'un groupement d'entreprises susceptible, pour un marché aussi vaste sur les dix ans à venir, de rivaliser avec l'offre pilotée par une multinationale.
C'est une vraie tuile pour le conseil général qui doit parer au plus vite afin de réorganiser un marché qui chaque année coûte quelque 28,3 millions d'euros à la collectivité, représente 11 millions de kilomètres parcourus par quelque 250 autocars et, selon les prévisions, vraisemblablement 400 dans les années qui viennent ! Le tribunal en enjoignant au Département de « reprendre la procédure dans des conditions de mise en concurrence régulière en fixant un nouveau délai de réception des offres », engendre en fait une totale mise à plat. Car hier, si le jugement administratif n'avait pas eu cette teneur, la commission de la DSP du conseil général, dans un agenda déjà initialement très limite, devait désigner le ou les délégataire(s) pressenti(s) parmi quatre candidatures à la DSP, avant d'entamer avec lui (ou eux) deux mois de négociations. En juillet, l'élu unique devait être connu pour être opérationnel à la rentrée...
La modification sur la forme appelle désormais une réflexion sur le fond, dont Martin Delord, conseiller général cévenol, se fait le champion en pourfendant le « monopole d'une multinationale », à la manière de ce que l'on trouve dans la distribution d'eau et la collecte des déchets. Hier donc, le Département a décidé de rouvrir complètement le débat au sein de sa majorité de gauche pour revoir totalement sa copie sur les transports... mais pas avant la rentrée 2009. En urgence, elle doit dès lors imaginer une solution transitoire et exceptionnelle (dans la mesure où l'agrément de l'Etat devra être recherché) pour la rentrée 2008. Oui, un sacré casse-tête...
Après plusieurs semaines d'actions et de négociations, un accord a été signé la semaine dernière sur le site Perrier de Vergèze (Gard). Il porte sur l'évolution des emplois d'ici 2012 et s'accompagne d'un accord sur l'intéressement.
André Sembelie, le patron de Nestlé Waters Sud, avait souhaité que la négociation sur les salaires soit liée à un accord syndical unanime sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Le projet réaffirmait la volonté de la direction de poursuivre le développement de l'entreprise pour dépasser le milliard de cols en 2010, avec au moins 930 équivalents plein temps en 2011. Le projet d'accord prévoyait une prime de 300 €.
En revanche, les syndicats, et au premier chef la CGT très majoritaire chez Perrier, voulaient négocier les salaires dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire. Ils demandaient des hausses de salaires importantes (au moins 5 %) pour compenser les pertes de salaires depuis 2005. Pour sa part, la direction ne proposait qu'une hausse de 1,5 %.
Les partenaires ont finalement conclu. Pour la première fois, la CGT Perrier a signé un accord GPEC. « Nous n'approuvons pas la restructuration qui se traduit par des pertes d'emplois mais nous estimons avoir obtenu de solides garanties », explique Olivier Almeras, le responsable syndical CGT du site.
Parmi les garanties que les syndicats ont obtenues figurent l'engagement du président de Nestlé Waters France que la marque Perrier ne sera pas délocalisée au moins jusqu'à la fin décembre 2011, le rapatriement d'activités logistiques et l'embauche de 42 jeunes au moment du départ de 135 salariés en préretraite.
Sur le plan salarial, les syndicats n'ont pas obtenu la hausse qu'ils demandaient. En revanche, au 1,5 % proposé par la direction s'ajoutera une prime d'intéressement portée à 1 067 €.
Les grévistes, dont l'activité se situe sur les sites de Villeneuve et de Perpignan, exigeaient une augmentation salariale de 10 %. « On souhaitait avant tout qu'il n'y ait plus de disparités de salaires. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le souci, c'est que les entreprises Lafarge ont racheté au fil du temps des carrières et que les employés sont rémunérés différemment », explique Bruno Huet, délégué du personnel. Le salaire moyen brut se situe autour de 1 500 €, auxquels s'ajoutent des primes, non retenues dans le calcul des retraites. « Nous avons obtenu une augmentation de 2,5 %. Soit un léger mieux par rapport à ce qui avait été présenté avant par la direction (2,3 %) ». Il est prévu que l'augmentation soit rétroactive au 1er janvier 2008. « Certes, c'est loin de la base que nous revendiquions mais on nous garantit également 45 € par mois pour favoriser les bas salaires », souligne Bruno Huet.
En contrepartie, les objectifs de performance, demandés par la direction, sont acceptés. « Nous allons à présent rentrer dans la phase de négociation au sujet de la prime d'intéressement qui doit être revalorisée. Et ce, avant le 30 juin prochain. » Bruno Huet reste confiant. Pour lui et ses collègues, c'est une avancée non négligeable, ne serait-ce que par le fait qu'un mouvement social s'est formé, qu'une prise de conscience s'est créée chez les ouvriers. D'ailleurs, ils n'excluent pas de reprendre la grève si les accords venaient à ne pas être suivis d'effets.
Ses résultats sont encore à la hausse C'est un fleuron de l'économie locale dont les résultats poussent à beaucoup d'optimisme. La chaîne de magasins Orchestra, spécialisée dans le prêt-à-porter pour enfants, enregistre une poussée de son chiffre d'affaires à la hausse pour le 4e trimestre 2007-2008.
L'opérateur Poweo a obtenu un permis de construire pour une centrale thermique à Beaucaire. La nouvelle municipalité gardoise s'y oppose Le nouveau conseil municipal de Beaucaire (Gard), réuni en séance extraordinaire samedi, ne veut plus entendre parler de centrale de production électrique sur ses terres agricoles. Point barre ! L'assemblée a annulé la modification de Plan local d'urbanisme (Plu) de la commune, située à une vingtaine de kilomètres de Nîmes.
Douze inspecteurs de l'Urssaf ont effectué 545 contrôles en 2007, consacrant quasiment 16 % de leur temps à la traque du travail au noir. Sans surprises, ce sont les trois secteurs jugés les plus à risques qui ont fait l'objet de la plus grande surveillance : hôtels-cafés-restaurants, BTP et le gardiennage-sécurité. Le bilan des sanctions, encore renforcées en 2007, est lourd puisque les recouvrements au titre du travail illégal atteignent 1 104 167 €. Le montant moyen à payer pour ces infractions étant de 22 083 €.
A l'initiative du Club national Vins & Spiritueux et de la CCI relais régional de l'opération, 12 acheteurs indiens représentant 7 entreprises seront reçus dans le Biterrois demain. Le programme prévoit une journée complète de visites de domaines et dégustations, devant déboucher sur des exportations, à l'image de la précédente mission organisée par la CCI avec des acheteurs asiatiques en novembre dernier ayant débouché sur une première commande ferme de 50 000 bouteilles.
Deux millions et demi d'euros pour abonder son capital : tel est l'objectif d'Akaeno, entreprise spécialisée dans la dépollution. « Nous fournissons des solutions aux industriels dans le traitement des eaux usées », résume le PDG Abdelkader Guellil, ancien de la Lyonnaise des Eaux, titulaire d'un doctorat en chimie et microbiologie de l'eau.
Akaeno fait appel « aux micro-organismes pour dégrader sélectivement les polluants organiques contenus dans les eaux de rejets. » Un procédé qui s'affirme « plus économique et plus écologique, respectueux des normes en vigueur ou à venir. » L'entreprise est née en août 2003 à Nîmes et s'est installée en 2006 à Marsillargues, grâce au concours de la communauté de communes de Pays de Lunel. Depuis, deux brevets ont déjà été déposés, un autre est en cours et un troisième est prévu d'ici la fin de l'année. La jeune entreprise peut voir l'avenir assez sereinement sur le plan "technologique".
D'autant qu'elle vient de s'inscrire dans un programme européen pour un partenariat avec l'université de Crète et l'institut technologique d'Aalborg, au Danemark. « Ce projet nous permet d'élargir notre champ d'action au-delà de l'agroalimentaire, en proposant des solutions spécifiques pour chaque activité industrielle. » Une réponse à la carte en somme, qui sera possible grâce à un échange de savoirs.Ce programme, financé par l'Europe, intitulé LIFE Environnement, permettra en outre à Akaeno de se tisser un réseau international, utile dans ses ambitions à l'export.
« C'est un programme sur 24 mois, en partie financé par l'Europe mais demandant aussi des fonds propres », précise le PDG. Une des raisons pour lesquelles Akaeno ouvre son capital. « Nous devons commercialiser à plus grande échelle. Il faut renforcer l'équipe pour mieux accéder au client et répondre à ses attentes. Nous voulons aussi nous développer à l'export, avec l'objectif de 30 % du chiffre d'affaire à l'horizon 2010. » La société a une valeur intrinsèque élevée, avec un portefeuille de brevet important : elle envisage à terme d'en déposer un par an. De quoi attirer les investisseurs...
Autant de perspectives d'avenir qui nécessitent un nouveau souffle financier : Akaeno cherche un apport de 2,5 millions d'euros. L'entreprise table sur un chiffre d'affaires d'un million d'euros pour 2008. L'année 2007 s'était terminée sur un CA de 186 000 €.
Avec quatorze salariés, Akaeno rayonne sur toute la France depuis la zone artisanale de Marsillargues. L'an dernier, un magazine spécialisé a sélectionné Akaeno parmi les 100 jeunes PME innovantes en 2007 en France. L'entreprise d'Abdelkader Guellil conjugue ainsi réussite et innovation du fond des campagnes héraultaises...
Dans le cadre des travaux liés à la création du magasin de produits alimentaires de ses adhérents, les Halles de l'Aveyron, le groupe coopératif Unicor ont installé, en début de semaine, un système de récupération d'eau de pluie Skywater. L'eau ainsi collectée servira à l'arrosage des végétaux de la jardinerie du Magasin Vert (serres et pépinière extérieure), au nettoyage du magasin et à l'atelier du service après vente. Une réflexion est également menée pour étendre l'usage de l'eau de pluie à d'autres besoins hors période estivale comme le lavage des véhicules de société des agents du groupe.
Cette solution permettra de récupérer, stocker et réutiliser 3 500 m3 qui seront stockés dans une citerne de 100 m3 réalisée sur mesure. Soit une économie conséquente de plus de 6 200 euros dès la première année. « Investir dans une solution de récupération d'eau de pluie présente un double intérêt écologique et économique. La solution rentabilisée en cinq ans et demi va nous permettre de limiter notre impact sur l'environnement. A savoir, 3500 m3 /an d'eau en moins à prélever dans les nappes phréatiques, un arrosage des plantes avec une eau douce et sans produits de traitement ainsi que des économies d'énergies pour le traitement de l'eau. La citerne agira également comme bassin de rétention d'eau en cas d'orage », commente Florent Vernhet, responsable du service environnement et énergie d'Unicor.
Ce choix s'explique également par la volonté du groupe Unicor d'accompagner ses adhérents dans des projets de gestion de la ressource en eau avec la récupération d'eau de pluie, et d'énergie renouvelable avec des installations de panneaux photovoltaïques.
La citerne horizontale de 100 m3, d'un diamètre de 3 mètres et d'une longueur de 15 m, permettra de récupérer 3 500 m3 d'eau de pluie issus des 4 500 m2 de toiture. Elle sera installée près du parking dans une zone engazonnée à proximité du réseau d'eau pluvial public. Le groupe Unicor souhaite, via sa filiale matériel d'élevage (Saumag), sensibiliser également les éleveurs ovins, bovins, porcins, caprins... à mieux gérer leur ressource en eau. Des besoins mensuels estimés entre 50 à 300 m3.
Ce ne sera pas une cabane au fond du jardin mais bien une résidence avec tout le confort possible. Sauf que ce "Roc de callistée" – de "callista", la plus belle en grec – qui verra le jour dès septembre prochain sur un terrain situé avenue du 8-Mai-1945 aux Angles est d'ores et déjà certifié du label "haute qualité environnementale". Un immeuble vert sorti des planches à dessin du cabinet d'architecture villeneuvois Nantois.
« C'est le premier projet de ce type dans tout le Languedoc-Roussilon, précise Brice Nantois en charge du développement. Le permis de construire a été accordé début janvier. » La certification de l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) est, elle, arrivée après un concours. « Nos choix leur ont plu. » Brice Nantois espère déjà que les futurs propriétaires d'un des T2, T3 ou T4 répartis sur les deux immeubles de trois étages chacun auront le même coup de coeur. Financièrement d'abord, les prix de vente étant « dans la moyenne du marché. Nos clients potentiels, beaucoup de seniors qui revendent leurs maisons, sont essentiellement issus de la région. »
Le promoteur est évidemment persuadé qu'ils ne perdront pas au change. « Ces résidences de standing seront notamment équipées de ballons en sous-sols qui récupéreront l'eau de pluie des gouttières. » La climatisation, évidemment réversible, fonctionnera selon de nouvelles techniques qui utilisent et recycle l'air extérieur. « Nous utiliserons du bois comme isolant pour les côtés nord et de brise vent au sud. » Les panneaux solaires installés sur les toits fourniront de l'électricité tandis que les garages enterrés seront éclairés, comme les parties communes, grâce à des leds, ces petites ampoules économes en énergie. « Elles s'allumeront automatiquement par détection de présence. »
Plus surprenant encore, les propriétaires auront droit à de substantielles déductions fiscales du fait du label "vert" ainsi que d'un crédit d'une centaine d'euros accordé par le promoteur pour tout achat d'électroména