La cave audoise Anne de Joyeuse labellisée Protect Planet
Les initiatives autour des questions environnementales – qui ne datent pas d'hier du reste, engagées par la cave Anne de Joyeuse et ses vignerons adhérents, ont fait mouche. Preuve en est, la venue d'Yves Pietrasanta, vice-président de la région Languedoc-Roussillon, en charge de la commission environnement et développement durable, pour constater les efforts faits par la cave de rouge en terme de recherche innovante autour de la production pour minimiser son impact environnemental.
L'élu a, apparemment, été séduit par la charte et l'adoption du label Protect Planet. Apportant le soutien du conseil régional à une production viticole raisonnée et intégrée. Il était également heureux de constater que les vignerons limouxins n'étaient pas réfractaires à l'usage de la chimie, bien au contraire, si l'objectif est de faire progresser la recherche et aller toujours plus loin dans le développement durable. Un concept pris très au sérieux et cher aux dirigeants de la cave Anne de Joyeuse.
« La recherche environnementale, cela fait quinze ans que nous y pensons et y travaillons, par la technique, afin de faire évoluer la production dans le bon sens et dans tous les domaines du développement durable », expliquait Rémi Fort, président de la cave. Quatre piliers majeurs qui régissent la politique maison : la gestion environnementale dans sa globalité (respect des écosystèmes, bilans énergétiques...) ; l'entreprise à proprement parler avec l'emploi, la recherche et l'innovation ; le volet social ; enfin l'information et la communication.
Le tout en concertation avec les vignerons adhérents. « 80 % d'entre eux travaillent selon une démarche de management qualité. C'est un axe de conduite, une sorte de cycle vertueux qu'ils acceptent et respectent », ajoutait Rémi Fort. Et de concertation il était question autour d'Yves Pietrasanta, lors de sa visite. Une sorte de "brainstorming" d'avant-garde, pour faire émerger de nouvelles idées et les adopter plus largement à l'ensemble de la production viticole du Languedoc.
« L'essentiel dans la recherche, c'est d'avoir un contact avec la base, ce que nous faisons aujourd'hui, et voir comment l'on peut faire quelque chose de durable. Nous venons de créer une chaire européenne de chimie durable avec un poste détaché du CNRS ; et de mettre en place un comité stratégique pour voir ce qui se fait en terme d'innovations. Votre label Protect Planet est un bon point. Ce que vous faites est modèle et doit être pris en exemple. Les autres doivent s'en inspirer », signifiait Yves Pietrasanta. Si un appel lui a été lancé, notamment par la chambre d'agriculture, en terme de formations adaptées à ces nouvelles problématiques, le conseiller général approuvait la démarche, et se disait confiant en l'avenir. Sans parler de soutien financier, il exhortait les vignerons à monter des dossiers de subventions et se disait près à les étudier. Une bonne note, dans un contexte viticole demandeur.