Alain Mondon : « Le centre Leclerc de Vic devra être une locomotive »
Alain Mondon porte le projet d'hypermarché Leclerc à Vic. Que répondez-vous à l'inquiétude de certains commerçants de Vic ? Je dis que c'est légitime. Si j'étais à leur place, j'aurais sans doute la même réaction. Maintenant, lorsque j'ai repris en 1992 le centre Leclerc de Rouffiac dans la région toulousaine, il y avait 64 commerçants dans la zone, aujourd'hui, ils sont 80. Le boucher me dit merci parce qu'il s'est spécialisé dans des viandes de terroir. Comme quoi, notre arrivée peut aussi être une chance à saisir.
Avez-vous rencontré les commerçants héraultais ? Bien sûr, Marc Sanchez a longuement discuté avec eux et prêts à nous investir dans les projets qui seront les leurs, comme la revitalisation du centre de Vic. On pourrait aussi participer à des quinzaines commerciales. Nous voulons être une locomotive.
Quel est le montant de l'investissement ? Entre 25 et 30 M€. Simple parenthèse : j'investis mes fonds propres et pas de l'argent venant des milieux boursiers. Je suis un commerçant moi aussi, peut-être un épicier du troisième millénaire.
Comment se présente votre projet ? Il s'agit d'un magasin de 3 667 m2 dont 2 300 de surface alimentaire, le reste étant dédié à l'équipement de la personne, de la maison et aux produits culturels. Ensuite, nous prévoyons une galerie marchande avec un espace multimédia. Tout cela répond aux études de marché qui ont été faites et qui montrent un attachement à notre enseigne puisque Leclerc a longtemps été présent à Frontignan. Sur les 400 personnes qui ont été interrogées ici, 60 % continuent à aller une fois par mois au Leclerc de Saint-Aunès. Votre hypermarché répond aux normes HQE.
C'est-à-dire ? Le bâtiment sera haute qualité environnementale ce qui veut dire qu'il répondra à quatorze points en matière de limitation des nuisances et de confort pour les clients comme pour les salariés. Par exemple, pour s'insérer dans l'environnement prestigieux de Vic-la-Gardiole, on s'obligera à avoir une façade en double peau. Plutôt qu'une boîte de conserve posée sur un terrain, nous aurons une façade en pierres froides qui recouvrira la structure métallique et entre les deux, il y aura des arbres. L'impact visuel sera beaucoup plus agréable. De même, les parkings seront semi-enfouis afin d'éviter d'avoir une mer de voitures. 80 % des 10 hectares du site seront végétalisés.
Combien d'emplois comptez-vous créer ? La surface alimentaire devrait compter 129 équivalents temps plein auquel s'ajouteraient les dix du centre multimédia et 35 dans la galerie. Le recrutement local sera privilégié.
Avez-vous calculé les retombées économiques ? Selon nos calculs, 1 M€ devrait être réintroduit chaque année dans l'économie locale. 40 000 € pour le mécénat et le sponsoring et 0,9 M € pour l'entretien du site qui sera réalisé, à compétences et garanties égales et à prix égal, par des entreprises locales.
L'ouverture, c'est pour quand ? Cela fait six ans que nous travaillons sur ce dossier. La prochaine étape, la plus importante, c'est maintenant la CDEC du 14 mai.